D'abord, désolé... Déjà 6 jours depuis le dernier message. Le temps est une denrée rare. Et il est très bipolaire ici. Chaque seconde ici se transforme en heure tellement les moments sont riches et tellement il se grave dans le coeur. Mais chaque heure ici se transforme en seconde tellement nous travaillons fort et que nous avançons malgré la fatigue et la chaleur. Il est difficile à suivre ce temps. Il y a à peine une heure, nous avons terminé la mise en place et la mise en scène de la deuxième moitié du spectacle. C'est fait. Comment on y est arrivé? Assurément l'Espoir. Avec son grand E majuscule. Avec son grand E qui se bataille, qui se demande, qui se donne, qui se livre, qui s'aime, qui aime aussi. L'Espoir dans tous ce qu'il a de plus humble. Et intègre. Et inspirant. Dans 11 jours, les deux spectacles seront joués. Dans 11 jours, nous serons sur le point du retour. Et du non-retour. Puisque on ne tourne pas le dos à une aventure comme celle là. On la quitte à reculons, en la tenant par les yeux, en l'aimant jusqu'à ce qu'on ne voit plus rien. Et continuer à la regarder même si on ne voit plus rien. Juste au cas où elle pense encore à nous. Mais cessons de parler de fin. Nous sommes encore en plein coeur de cette histoire. Revenons donc à cette partie du roman où les protagonistes vont répéter dans les prochains jours. Répéter avec force. Avec soleil. Avec ferveur. Et flamme. Et Espoir. Espoir avec son grand E majuscule. Espoir dans ses habits du dimanche et son sourire d'enfant. La table est mise. Les ingrédients sont bien en place. Tout se tient. Ça fonctionne! Et dans les prochains jours. Essayer. Réessayer. Se renouveler. Se recréer. Pour que chaque mots soient encore plus fier. Plus vrai. Pour que le Zimbabwe nous entende. Pour qu'il sache que nous l'avons mené jusqu'ici. Pas juste dans le texte. Mais surtout dans nos coeurs. Sur scène, le monde se donne la main. Pas de guerre. Pas de conflit. Mais l'ouverture à l'autre. La communication. Le respect. C'est possible. Nous le vivons ici au quotidien. Nous vivons avec le monde et tout va bien. Le monde peut changer. Avec un peu d'Espoir. Espoir avec son grand E majuscule. Espoir dans ses habits du dimanche et son sourire d'enfant.
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