lundi 26 juillet 2010

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Sans mots. Mots au pluriel. Première faute volontaire. Mais qu'est-ce qui c'est passé? Pas de mot pour dire. Pas de mot pour raconter. Pas encore. Le coeur est encore trop fragile de cette transfusion d'humanité. Comment dire? Il nous faut dire. Nous vous devons au moins cela. Les derniers jours furent d'une intensité remarquable. Presque intensivement intensif. En moins de temps qu'il ne le faut pour dire ESPOIR, nous étions sur scène en train de présenter le fruit de notre labeur. Expérience incroyable. Combien y avait-il de gens? Nous ne savons plus. Près de 750 peut-être. Pas loin de 1000 selon d'autres. Ensemble, portant ces mots qui nous ont porté. Ensemble. Comment avons-nous pu y arriver? Cela tiens presque du miracle. Toute cette démarche. Tous ces efforts. Tous ces noms marqués au fer rouge dans nos coeurs. Nous ne tenons de la fin du spectacle qu'une image floue. Les larmes qui débordaient en sont la cause. Fierté? Oui. La deuxième représentation fut pour un public beaucoup moins nombreux. Mais, dans leurs yeux, le spectacle a pris un second souffle. Le fruit de la grande cueillette a grandement muri entre les 2 spectacles. La journée à peine terminée, déjà, nous avons été happés par nos vies. Un à un, la vie nous arrachait les jeunes artistes qui ont tant donné. Un à un, ils ont commencé à quitter. Chaque départ nous a fait mal. Chaque départ fut pleuré. Même si nous savons qu'il s'agit d'un commencement et non d'une fin. Chacun de leur prénom est une empreinte dans nos vies. Kayo, Luis Angel, Washington, Urutaw, Diègo, Nathaniel, Leila, Rosa, Taires, Rita, Roxana, Sandra, Clarissa, Pilar, Véronica, Israel, Liu, Nongdo, Gift, Bongani, Guilerme, Larry, Iro, Gleice, Anj, Osp. Chacun de ces prénoms est une flamme. Qui illumine le monde. Chacun de ces prénoms est une lanternes allumées. Il me semble déjà vivre dans un monde plus beau. Le soleil se lève sur un langue jeunesse. Et c'est magnifique!

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