lundi 26 juillet 2010

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Sans mots. Mots au pluriel. Première faute volontaire. Mais qu'est-ce qui c'est passé? Pas de mot pour dire. Pas de mot pour raconter. Pas encore. Le coeur est encore trop fragile de cette transfusion d'humanité. Comment dire? Il nous faut dire. Nous vous devons au moins cela. Les derniers jours furent d'une intensité remarquable. Presque intensivement intensif. En moins de temps qu'il ne le faut pour dire ESPOIR, nous étions sur scène en train de présenter le fruit de notre labeur. Expérience incroyable. Combien y avait-il de gens? Nous ne savons plus. Près de 750 peut-être. Pas loin de 1000 selon d'autres. Ensemble, portant ces mots qui nous ont porté. Ensemble. Comment avons-nous pu y arriver? Cela tiens presque du miracle. Toute cette démarche. Tous ces efforts. Tous ces noms marqués au fer rouge dans nos coeurs. Nous ne tenons de la fin du spectacle qu'une image floue. Les larmes qui débordaient en sont la cause. Fierté? Oui. La deuxième représentation fut pour un public beaucoup moins nombreux. Mais, dans leurs yeux, le spectacle a pris un second souffle. Le fruit de la grande cueillette a grandement muri entre les 2 spectacles. La journée à peine terminée, déjà, nous avons été happés par nos vies. Un à un, la vie nous arrachait les jeunes artistes qui ont tant donné. Un à un, ils ont commencé à quitter. Chaque départ nous a fait mal. Chaque départ fut pleuré. Même si nous savons qu'il s'agit d'un commencement et non d'une fin. Chacun de leur prénom est une empreinte dans nos vies. Kayo, Luis Angel, Washington, Urutaw, Diègo, Nathaniel, Leila, Rosa, Taires, Rita, Roxana, Sandra, Clarissa, Pilar, Véronica, Israel, Liu, Nongdo, Gift, Bongani, Guilerme, Larry, Iro, Gleice, Anj, Osp. Chacun de ces prénoms est une flamme. Qui illumine le monde. Chacun de ces prénoms est une lanternes allumées. Il me semble déjà vivre dans un monde plus beau. Le soleil se lève sur un langue jeunesse. Et c'est magnifique!

mercredi 21 juillet 2010

Phase 3.

Voilà. La dernière journée ici viens tout juste de terminer. Ici, c'est l'Escola Bosque. Dès demain, nous passerons nous journées au Parc Igarapès. Deux journées de travail là. Nous passons en mode approfondissement et enchainements. Mais quelle course!!! Les journées sont épuisantes. Les troupes portent avec toute leur énergie ce projet. Troupes portées elles-mêmes pas l'espoir. C'est une pyramide de portées! Le spectacle prends muscles; son squelette ayant déjà été formé. Nous avancons mains dans la mains. Mains dans les coeurs. Coeurs dans l'Espoir. Nous entendons vos voix qui nous supportent. Nous en rêvons toutes les nuits. Et quand nous arrivons devant une impasse, ce sont vos voix qui nous sauvent. Merci d'y croire.

dimanche 18 juillet 2010

Ouverture du Congrès

Samedi soir. Plusieurs centaines de personnes réunies. Au-dessus de l'eau. Sur un quai. Dans un hotel sur un quai. Le fleuve qui s'Amazone sous nos yeux. Le vent qui se glisse sur notre visage, dans nos cheveux. Le vent qui est brise puisque trop délicat pour s'éventer. Il se ruiselle en nous comme une main qui nous inviterait à danser. Et la valse commence. D'abord une valse de mots. Tour à tour, le gratin organisationel nous salue, nous incite à penser Art, Éducation et Transformation. Puis une valse folklorique. Les habitants de l'Amazonie, du Pará viennent dans leurs habits traditionnels. Et leurs tambours. Et leurs danses. Et leurs amours. Et leurs savoirs qui n'est pas académique. Donc encore plus important. Puis la valse de l'Espoir. Une présentation de 5 minutes de La Grande Cueillette De L'Espoir. Le monde sur scène. Les mots du monde. Et ces maux aussi. Et ensemble. Et chantant aussi. Et dansant. Et surtout plein d'Espoir dans les yeux. Et le public qui réagit. Qui nous confirme que nous avons raison d'être là. Qu'il nous fallait être là. Et ensemble, main dans la main. Coeur dans le coeur. D'Espoir à Hope en passant par Esparanza. Ensemble. Nous portons le message d'une jeunesse vieille de son histoire. Nous profitons de ce moment pour nous remplir. Car la semaine qui vient sera exigente. Les dernières répétitions. Les derniers moments pour donner tout ce que l'on a dans le coeur, pour être à la hauteur de notre responsabilité. Être à la hauteur des espérances de toute une génération. Et nous jurons que nous donnerons tout pour y arriver. Tout.

jeudi 15 juillet 2010

Phase 2.

D'abord, désolé... Déjà 6 jours depuis le dernier message. Le temps est une denrée rare. Et il est très bipolaire ici. Chaque seconde ici se transforme en heure tellement les moments sont riches et tellement il se grave dans le coeur. Mais chaque heure ici se transforme en seconde tellement nous travaillons fort et que nous avançons malgré la fatigue et la chaleur. Il est difficile à suivre ce temps. Il y a à peine une heure, nous avons terminé la mise en place et la mise en scène de la deuxième moitié du spectacle. C'est fait. Comment on y est arrivé? Assurément l'Espoir. Avec son grand E majuscule. Avec son grand E qui se bataille, qui se demande, qui se donne, qui se livre, qui s'aime, qui aime aussi. L'Espoir dans tous ce qu'il a de plus humble. Et intègre. Et inspirant. Dans 11 jours, les deux spectacles seront joués. Dans 11 jours, nous serons sur le point du retour. Et du non-retour. Puisque on ne tourne pas le dos à une aventure comme celle là. On la quitte à reculons, en la tenant par les yeux, en l'aimant jusqu'à ce qu'on ne voit plus rien. Et continuer à la regarder même si on ne voit plus rien. Juste au cas où elle pense encore à nous. Mais cessons de parler de fin. Nous sommes encore en plein coeur de cette histoire. Revenons donc à cette partie du roman où les protagonistes vont répéter dans les prochains jours. Répéter avec force. Avec soleil. Avec ferveur. Et flamme. Et Espoir. Espoir avec son grand E majuscule. Espoir dans ses habits du dimanche et son sourire d'enfant. La table est mise. Les ingrédients sont bien en place. Tout se tient. Ça fonctionne! Et dans les prochains jours. Essayer. Réessayer. Se renouveler. Se recréer. Pour que chaque mots soient encore plus fier. Plus vrai. Pour que le Zimbabwe nous entende. Pour qu'il sache que nous l'avons mené jusqu'ici. Pas juste dans le texte. Mais surtout dans nos coeurs. Sur scène, le monde se donne la main. Pas de guerre. Pas de conflit. Mais l'ouverture à l'autre. La communication. Le respect. C'est possible. Nous le vivons ici au quotidien. Nous vivons avec le monde et tout va bien. Le monde peut changer. Avec un peu d'Espoir. Espoir avec son grand E majuscule. Espoir dans ses habits du dimanche et son sourire d'enfant.

vendredi 9 juillet 2010

Phase 1.


Nous venons tout juste de terminer la mise en scène de la première moitié du spectacle. Nos vêtements sont encore humides de l'effort. Et de la chaleur. Nous avançons à un rythme incroyable. Demain, nous enchaînerons cette première partie. Puis nous la reverrons 4 jours avant le spectacle dans les dernières répétitions. Incroyable. Une course perpétuelle contre la montre. Mais le temps que l'on passe est formidable. Pleins de défis. L'équipe des jeunes est émouvante à cotoyer. Tellement de beaux jeunes... Tous ces humains de la planète, réunis ici, cherchant à faire de leur mieux. Même si le temps ne nous soutient pas. Même s'il faut accepter une part d'inconfort. D'incompréhension. Même s'il faut se lancer dans le vide à chaque 5 minutes. À chaque 5 minutes, à corps perdus dans l'essai. Et dans la force. Et chercher et chercher et chercher. Mais dans le corps. Dans l'action.
Chaque matin, nous commençons la journée avec des chauffements. 45 minutes pour le corps. 45 minutes pour la voix ou le rythme. Tour à tour, chaque matin, un jeune prépare un atelier et il transmet ces exercices et ces connaissances au groupe. Ce matin, Liu, brésilienne, nous a fait travailler l'expression corporel, poids contre-poids... Le tout sur la chanson Allégria du Cirque du Soleil.... Dans une végétation amazonienne, cette musique qui tranperce au coeur de soi, les corps dénoués et mouvants..... Bang! Un grand coup de bonheur. Puis nous travaillons la mise en scène. Un moment de percussion, une phrase lancée comme un appel, un sos. Puis un sourire qui illumine la scène. Bang! Un grand coup de bonheur. Puis, nous mangeons, nous rions. Une blague tentée en 3 langues et 100 gestes. Les éclats qui fusent. Bang! Un grand coup de bonheur. S'en suit des ateliers dans la communauté. Un adolescent qui s'avance et qui, pour la première fois prends la parole. Bang! Un grand coup de bonheur. Et ces soirées à la plage, à refaire le monde, à danser, à trop vivre presque. Bang! Un grand coup de bonheur.
Et le plus extraordinaire, c'est que ça recommence le lendemain.

lundi 5 juillet 2010

Levée du drapeau

www.youtube.com/watch?v=qzDHVP1X0v


Ensemble. Presque tous arrivés, espérant encore les autres. Ensemble. Hissant le drapeau, comme nous hisserons la langue jeunesse qui nous a été confié.

dimanche 4 juillet 2010

La Escola Bosque


Bien le bonjour!

WOW!!! Que de jours et d'heures déjà. Le temps passe ici à une vitesse folle. Rarement temps fut si précieux et si indomptable. Le travail est commencé. Il s'agit en fait d'un autre commencement. Comme si cette fabuleuse aventure, toujours se commence. Et se recommence. Et nous donne toujours une nouvelle poussée, un élan supplémentaire. Malgré les obstacles, jamais ne se ralentie notre course. Même en état d'attente, notre cause s'avance et se porte et se coeur. C'est incroyable. Il est difficile de croire que tout ce que nous vivons est réel. Il faut nous rattacher à ce qui nous entoure pour reposer nos pieds sur terre. Comme cette magnifique école où le travail s'effectue. École.... Lieu excessivement différent de ce que nous connaissons. Une réserve naturelle de la forêt amazonienne. Des classes, qui sont en fait de grande cabanes, semées un peu partout dans cet espace. Un étang, magnifique, surnommé Papillon Bleu par les enfants d'ici. Des sentiers encadrés par les même plantes que certains d'entre vous possède. Mais ici, elle ne mesure pas 35 cm; elle se mesure en mètres.... Lieu d'Eden. Ici, nous sommes à la fois hors du monde et dans le monde. Hors du monde, puisqu'un collectif. Un ensemble qui est retiré du monde, presque reclu, protégé de la surexposition aux médias. Échangeant sur tous les sujets comme jadis le faisait les gens qui avait le temps. Et dans le monde. Puisque ouvert à la communauté, marchant dans cette ville comme si toujours nous l'avions foulée. Dans le monde, puisque citoyens de plusieurs pays. Citoyens du monde. La mise en scène se fait en français. Mais tout le reste se fait dans d'autres langues. TOUT. Parler de pluie, de beaux temps. De l'heure du couché. Blaguer sur la vie. Philosopher. Rire. Sourire. Universel. Porté par la force des mots et des maux. Nous sommes portés. Et nous porterons. Malgré la fatigue. Malgré les journées de 18 heures de travail. Malgré les obstacles. Malgré tous les malgrés. Nous porterons.

mercredi 30 juin 2010

Le Q.G.

Voici notre Quartier Général!

OUF!!! Plusieurs jours déjà depuis les derniers moments écrits. Essayons de récapituler.
Nous avons quitté Belém. Nous sommes partis en après-midi pour aller voir le Parc des Igarapés (note de la traductrice: les Igarapés sont les bras de rivières qui viennent de la rivière-mer -mais en français, on pourrait parler de rivière-mère; le fleuve quoi). C'est là que nous ferons le spectacle. 2 fois. Une fois pour les congressistes et les collaborateurs. Une autre fois pour la communauté. La scène est en fait une série de palliers-escaliers. Abrités sous un immense toit de bois et de paille. Pas de murs. Seulement la forêt comme témoin de notre complicité. Portés en son coeur, nous ne pourrons que nous surpasser! Puis, nous sommes partis pour Outeiro. C´est ici, sur cette île, que nous travaillerons sur le projet. Nous nous sommes installés dans cette maison (photo!) C'est là que nous dormirons. Dans les derniers jours, nous avons eu quelques réunions pour veiller au côté organisationnel de la chose... Beaucoup de mise en commun, de rencontres formidables, d'efforts déployés pour nous. Et nos efforts aussi. Tous ensemble, main dans la main, avancant jusqu'aux frontières de l'aventure. L'accueil chaleureux nous a touché. Nous avons été invités dans plusieurs fêtes. La St-Pierre, très populaire ici, nous a impressionnés. Beaucoup de danse traditionnelle, de jeux, de piñata! WOW!!! Il faut dire que les vacances commencent bientôt pour eux! Nous arrivons donc en pleine célébration. Tous les jours, nous assistons à une nouvelle fête! Aujourd´hui, c'est celle de la Escola Bosque, le lieu qui accueillera les artistes du monde entier! Demain, c'est la journée d'accueil. Nous serons là pour embrasser nos jeunes artistes. Et puis ce sera le départ de ce grand défi; monter un spectacle en quelques jours... Le travail sera difficile. Éreintant. Crevant. Mais nous avons hãte! Chaque pierre ajoutée au mur portera le nom de tous les actants du projet. Les nôtres, les vôtres, ceux des gens qui ont porté ce projet dans leur pays... Et quand nous sentirons nos forces nous quitter, nous sentirons vos mains dans notre dos. Et ce sera comme un second souffle. Grâce à vous.

dimanche 27 juin 2010

Photos encore!

Nous espèrons que vous aimés nos petites images!! On en profite pour vous dire que nous serons un peu moins présent sur le blog dans les prochains jours. Nous partons dans une heure pour Outeiro. C'est une île à côté de Belém (au Nord, au Sud ou à l'Est selon à qui vous le demanderiez dans l'équipe :) ). Nous allons nous installer là-bas pour le reste du séjour. Nous aurons une maison. Des lits? Internet sans-fil? Téléphone? Ça, on en a aucune idée! Nous partons à l'aventure au sens le plus explorateur du terme. Nous partons guerrier, fort, confiant, humain. Nous partons avec, déjà, des solutions pleins les poches. Et des rires pleins les mots. Et des pages vierges sur nos coeurs pour les moments inoubliables. La plume ou le 'kodak' à la main, nous arpentons les minutes ici avec plus d'ouverture que le plus béat des sourires. Nous visons une mise à jour du blog tous les 3 jours! Nous tenterons de tenir parole. D'ici là, nous tiendrons à vous, comme toujours.
Bisouxxx







Photos en vrac!















Nous. Ici. Dans le vif! Partout!

samedi 26 juin 2010

Tel que promis


On vous parlait de pluie et d'orage.....

http://www.youtube.com/watch?v=obaqA_qdZvU

Rencontre au sommet.


Hier soir, nous avions une rencontre avec plusieurs coordonateurs essentiels du projet. Il y avait Manoela Souza, Ricardo Torres, Cesar Escuza. Gobeira était absent, mais totalement présent dans nos coeurs. Pendant quelques heures, nous avons parlé et échangé sur le projet. C'était une rencontre assez émouvante. Au sens où, pour la première fois, nous étions rassemblés. Plusieurs années de travail acharné furent nécessaire à la concrétisation du projet. Nous avons vu le travail exceptionnel qui a été fait avant notre arrivé et qui continue de se faire. Le spectacle de la Grande Cueillette de l'Espoir prend, encore une fois, un sens encore plus large dans nos vies. Ensemble. L'équipe de la GCE, les coordonateurs régionaux, les coordonateurs nationaux, les directeurs de projet, les 900 écrivants de la planète, les 30 artistes de la relève, les jeunes de la communauté, IDEA, jeune IDEA, la communauté et tous les autres, amis, frères et soeurs qui ont porté à un moment ou à un autre la flamme de la GCE. Ensemble. Notre rôle sera d'être à la hauteur de tous ces regards portés vers demain. Notre rôle sera de prouver que tous, tous les maillons de la chaîne, nous avons tenu promesse. Ici, à Belém, le vent se lève sur une langue jeunesse. Ici, sur notre planète, déjà nous entendons les échos de nos espérances. Si la Grand Cueillette était enraciné dans nos coeurs depuis bien longtemps, aujourd'hui nous la sentons croître. Nos racines poussent vers le ciel. Et nous travaillerons avec amour et coeur et liberté pour que les fruits de cet art-bre soient les plus réconfortants et les plus humbles.

vendredi 25 juin 2010


Nous nous sommes prêtés au petit jeu suivant: écrire un mot personnel que nous diffuserons sur le web. Pas d'autres consignes. Nous voici en quelques phrases:



‘’Pour moi, travailler à l’étranger est toujours excitant. Aller au Brésil l’est encore plus. Avec le Mondial de la FIFA en même temps, c’est l’extase!’ Alexandre Tessier



‘Je suis heureuse! J’apprends à vivre avec la technologie parce que mon chum n’est pas là, f vive skype pour que mon chum puisse encore me sauver ! Je suis à la fois curieuse et attentive aux sons brésiliens. Plein de sons... couleurs, odeurs etc... comme je veux gouter (jJulie Béchard



‘C’est un privilège de vivre ces agréables moments en si bonne compagnie. L’organisation et l’équipe c’est super sécurisant et rassurant. Et c’est parti!!! Le temps de s’adapter à la nouveauté et la Grande Cueillette prendra son envol porté par le Québec. Bonne St-Jean Baptiste. É magnifico.’ Vivianne Champagne



‘Il y a presque 3 ans lorsque Angèle nous annonçait la possibilité d’un voyage au Brésil, tout ça me semblait très excitant mais en même temps un peu invraisemblable... Voilà, nous sommes le 22 juin et je suis dans l’avion avec mes effets personnels judicieusement choisis et ma super machine à coudre! Je me sens prête à tout! Je me sens surtout privilégiée de participer à cet événement et je sens un désir profond de tout faire pour aider à la réussite du spectacle! Maintenant que je suis déjà plus reposé de notre interminable tour d’avion, j’ai très hâte de m’installer à la Escola Bosque, d’y accueillir les jeunes et de plonger dans le travail de création! Yaou!’ Sylvie Baillargeon



‘Belém, Brésil. 100 000 battements à la minute. J’ai le coeur qui trop bat. Battre pour un oui, pour un non. Pour l’accent des rues du centre-ville. Pour les sourires. Pour la beauté. Pour la beauté partout. Pour la beauté 10 fois par coin de rue. Pour les hormones probablement... J’ai le coeur qui débat. Pour une nuit de sommeil dans un lit après 40 siècles en avion. Pour le sentiment indélébile, indélogeable d’être à la bonne place. Pour l’amour tellement dense qu’il en est devenu liquide, qu’il circule désormais dans mes veines.’ Nathaniel Allaire Sévigny



'Nous y voilà, Julie, Sylvie , Viviane, Alexo, Nathaniel, Pierre, Vanessa et moi les pieds au Brésil, le cœur aussi. Enfin arrivés. Long voyage. Moments pour se parler, pour rire, pour dormir, pour ne rien dire aussi. Juste être ensemble, d’un vol à l’autre… Sans jamais sortir sauf à l’aéroport de Sao Paulo… mettre le nez dehors un peu… voir qui nous accueille. Quelques minutes à l’extérieur pour regarder l’ailleurs nous accueillir. Les montagnes sont là. Nous sommes entourés. J’aime les montagnes et j’aime sentir que nous en faisons partie! Heureuse que le Brésil m’offre cette image en arrivant. Nous allons bien nous entendre! Arrivée à la Pousada Miriti, le lit est bienvenu, il est près de 23H00. Le 24 juin, jour de la Sait-Jean au Québec... on prend le temps de récupérer, un peu. Quand même, une premère séance de travail pour le calendrier et surtout, pour régler les communications : téléphone, internet… faire les suivis courriels. Puis la pluie de 15 h s'amène… je dois me déménager à toute vitesse parce que ma chambre vient d’être inondée! La fin de l’après-midi se termine par une autre session de travail avec Manoela Souza, directrice d’ABRA, Vanessa, Viviane et moi. Puis, souper sur les Docas, à l’embouchure de l’Amazonie… Les quais, l’air salin se conjuguent avec le bien être de tous d’être là … Voilà, nous y sommes au Brésil… à Belém’ Angèle Séguin



'Première expérience en tant qu'assistante à la logistique. Mission: remettre le téléphone cellulaire en fonction. Je ne connais rien aux cellulaires, donc nous faisons un premier magasin pour acheter du crédit. Mais ce n'est pas le problème: nous avons besoin de remettre le "chipi" (chip - en anglais brésilien) sur la sellette. On se présente dans un autre magasin qui nous informe qu'il nous faut le code (NIP) pour réactiver le téléphone. Angèle ne l'a pas, nous retournons à l'auberge pour le chercher. Je repars avec Nathaniel et Alexo jusqu'au magasin. Il y a trois personnes derrière le comptoir, une qui sert un client, les deux autres qui papotent. J'en fais la remarque à Nathaniel qui répond: "Ben oui, une c'est la gérante pis l'autre, c'est la personne en formation". Finalement ils nous aident et nous informent que notre numéro de téléphone n'est plus valide et que si nous voulons le récupérer, c'est seulement au magasin de la compagnie même. Nous nous rendons donc au "Shopping Center" (l'anglais, c'est chic), mais la donneuse de numéro là ne veut pas nous en donner un parce qu'il nous faut la titulaire du téléphone en personne. Nous retournons donc chercher Angèle, pour se faire dire revenu là que de toutes façons, notre chip est expiré car il ne se maintient que trois mois. Nous gardons l'espoir que notre numéro de téléphone -que nous avons donné à tout le monde avant de partir- est disponible. Entre temps, elle nous donne un numéro en nous disant que nous allons être servis de suite. Après une demi-heure, nous sommes invités à prendre un nouveau numéro de téléphone car le vieux a déjà été attribué à quelqu'un (qui risque de recevoir quelques coups de fil dans les jours qui viennent), on nous envoie à un second guichet pour récupérer notre nouvelle chip et on nous donne un bout de papier avec le numéro 1-800 de la compagnie parce qu'elles n'ont pas réussi à nous enregistrer en personne. Au numéro donné que j'appelle du cellulaire, c'est un ordi qui me demande le numéro de notre carte d'identité brésilienne, alors on m'envoie vers un téléphone fixe dans le magasin qui nous transfert directement à une téléphoniste et qui me dit d'attendre un instant. Après 10 minutes de musique, je raccroche. La téléphoniste suivante m'informe qu'il faut que je téléphone au numéro 1-800 de la compagnie et je lui dis que non, ça ne marche pas, on ne se comprend pas, on s'énerve. J'appelle la personne de l'accueil pour qu'elle intervienne, mais quand elle arrive, ma téléphoniste a raccroché! La fille de l'accueil tente alors de se charger de notre enregistrement, mais elle vient se faire chicaner par la gérante parce que son boulot, c'est de donner les petits numéros et pas de nous servir. Elle nous dirige vers une nouvelle vendeuse qui finalement, au bout d'une heure et demi dans le magasin, fini par nous inscrire! Ouf! Vous pouvez maintenant nous appeler au 011-55-91-8300-8457 JVanessa Herrmann



'Les Brésiliennes sont extraordinaires. Ce fut mon premier constat en débarquant à l'aéroport de Sao Paulo. J'ai un torticolis à force de les avoir regardées déambuler dans l'aéroport. Toutes ces physionomies métissées, c'est vraiment magnifique. L'aéroport de Sao Paulo n'est pas très joli, relativement petit et peu fréquenté pour une ville de 21 millions d'habitants. J'aurai raté une seule belle image: une fille de profil, tenant un châle rose dans ses bras, devant une fenêtre dont le carré de lumière jouait dans ses cheveux.’ Pierre Javaux


Bonne St-Jean

24 juin. Bonne St-Jean. Nous profitons de la journée pour explorer les lieux. Ballons, tattoos et drapeaux à l'effigie du Québec nous accompagne partout où nous allons. Merci Julie, c'était une idée de génie!!!!Le soir, nous soupons aux Docks du port de Belém. Souper extraordinaire! Nous parlons, fêtons, jouons, rions et faisons rire. Nous finissons la soirée en allant à un concours de danse traditionnelle. Les costumes sont géniaux, les chorégraphies étranges... Beaucoup de plaisir. Voici une des belles danseuses. Un joli minoi à la hauteur de son jolie costume :) Aussi, nous avons reçu notre première averse tropicale! WOW! Il parrait que St-Jean lui-même a mis du sien pour nous en mettre plein la vue. Les rues étaient innondés, le tonerre grondait.... Certaines en ont profité pour prendre une douche de pluie! Vous verrez le tout en image un peu plus tard!

mercredi 23 juin 2010

Finalement, nous sommes arrivés!


Quelle aventure! Près de 34 heures de routes, de ciel, d'attentes, de sièges, de doute, de course, de nourritures particulières...... Nous sommes maintenant installés dans notre petit hotel du centre-ville de Belém. Nous passerons 4 nuits ici avant d'aller rejoindre tous les jeunes artistes à la escola Bosque. Ce lieu, qui nous est emménagé en salle de travail, dortoir, cafétéria, deviendra le Q.G. de toute l'opération. Toute l'équipe a apprécié de prendre une douche, de marcher un peu dans les rues. Mais surtout, elle a été touché par vos mots.... Merci d'être là! Nous commencerons dès demain matin à travailler sur la Grande Cueillette de L'Espoir (surtout sur les aspects organisationnels). Nous vous donnerons d'autres nouvelles dans les prochains jours!

lundi 21 juin 2010

Moins de 24h....


Ça y est. Les bagages sont presque terminés. Le passeport est là, bien en sécurité. On le vérifie au moins une fois tous les 2 heures. L'excitation est à son comble. Certains sont très fébriles, d'autres très excités, d'autres plus intérieurs.... C'est une des richesses de ce voyage. La pluralité des individus et de leur humanité... Il est vrai que nous sommes choyés de partir! C'est le coeur qui est le plus à plaindre. Il s'explose de joie, puis verse quelques larmes pour les gens qui reste, puis s'extasie à nouveau devant le travail à accomplir. Le coeur sait qu'il faut partir à l'occasion; il n'aime pas pour autant les aurevoirs.... Et ce coeur qui montagne-russe à la moindre brise.... C'est magnifique de se sentir aussi vivant et autant humain. Trève de bavardise... Salut! Soyez prudent vous aussi! Bouclez votre ceinture. Prochain message: Live from Belém!!!!!

jeudi 17 juin 2010

L'équipe de la GCE

Directeurs

Angèle Séguin, Directrice artistique et Collaboratrice pédagogique, Théâtre des petites lanternes, Province de Québec, Canada

Cesar Escuza, Directeur pédagogique et Collaborateur artistique, Vichama Teatro, Pérou

Sylvia Rolfe, Directrice du réseau, Théâtre des petites lanternes, Province de Québec, Canada

Cris Antony Gonzales, Directeur de Jeunes IDEA, Philippines

Conseillers

Manoela Souza, Présidente d’ABRA et Coordonnatrice Internationale de IDEA 2010, Brésil

Julio Rafael Caçado Cogo, Directeur d’IDEA 2010, Brésil

Steven Clark, Directeur des projets IDEA, France

Dan Baron Cohen, President d’IDEA, Brésil

Conseillers artistiques

Jean-Henri Drèze, Théâtre de la Communauté, Belgique

Jean-Pierre Guingané, Théâtre de la fraternité, Espace Gambidi, Burkina Fasso

D’autres venus de différents continents pourront se joindre en cours de route.

Les artistes du Québec

Assistance à la mise en scène : Viviane Champagne

Interprètes du Québec: Nathaniel Allaire Sévigny, Sylvie Baillargeon, Viviane Champagne, Alexandre Tessier

Direction musicale: Julie Béchard

Éclairage et son: Michel Charbonneau

Assistance à la production, à la traduction, à la documentation : Vanessa Herrmann

Documentation: Pierre Javaux et Vanessa Herrmann

mercredi 16 juin 2010

Prologue

Une bonne histoire débute toujours par un prologue... Prémisse de l'aventure, il nous permet d'installer une ambiance, une atmosphère particulière. Il donne le ton pour que l'on puisse ensuite déambuler dans l'histoire le coeur ouvert à l'autre.
L'histoire de la Grande Cueillette de L'Espoir ne débute pas par ce message! Non! L'histoire débutait il y a déjà plusieurs mois, plusieurs années même. Mais sa réalisation, sa concrétisation débutera dans quelques jours. Plus que 6 jours avant que nous quittions le Québec pour Belém. Nous utiliserons ce blog pour donner des nouvelles, peut-être même y importer quelques photos.
Au plaisir de partager cette route avec vous!!!
L'équipe de la GCE
P.S. Vous pouvez visiter cet hyperlien si vous voulez en savoir plus sur le projet!